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Mise en oeuvre du béton

Mise en oeuvre du béton

Le béton est considéré comme un matériau inaltérable d’une durabilité exceptionnelle. Les causes des dégâts qui arrivent malheureusement parfois, proviennent la plupart du temps d’une conception erronée au stade du projet ou à la mise en œuvre de procédés mal adaptés. Afin d’obtenir un béton de qualité et durable, voici les bonnes pratiques à adopter :

  • Le chauffeur ne peut ajouter ni eau ni autres ingrédients de sa propre initiative. En cas d’ajout d’eau ou d’autres produits sur chantier à l’initiative du client, le chauffeur notera le type et la quantité de l’ajout. Le béton perdra alors la marque BENOR et la garantie de qualité.
  • Sauf dispositions particulières, le béton doit être mis en œuvre après la fabrication de la première gâchée endéans 100 minutes lorsqu’il s’agit de ciment CEM I ou CEM II et 120 minutes lorsqu’il s’agit de ciment CEM III ou CEM V.
    Attention donc de bien prévoir le personnel nécessaire en cas de commande en grande quantité.
  • La température joue également un rôle important :

Bétonnage par temps chaud

Afin de maintenir dans les limites acceptables les pertes de résistance par temps chaud, le béton frais ne devrait pas dépasser une température maximale de 30°C. Pour un béton à performances particulières, cette température ne devrait pas dépasser 25°C. En plus de la perte de résistance à long terme et de durabilité, une température élevée du béton peut encore être la cause d’effets indésirables :

  • L’hydratation plus rapide du ciment se traduit par une perte d’ouvrabilité prématurée qui peut aller jusqu’au raidissement du béton, et parfois même rendre la mise en place quasi impossible.
  • D’autre part, le béton subit une dessiccation plus rapide en surface. Le phénomène est encore aggravé par la présence de vent, même faible, d’ensoleillement direct et par faible humidité ambiante. La cure du béton pourra imiter la perte d’humidité. Toutefois, si l’on procède par arrosage, il faudra que ce soit en continu pour éviter les chocs thermiques en surface. A défaut de ces mesures, l’hydratation du ciment demeurera incomplète. La résistance finale et la durabilité des parties d’ouvrage (surtout les surfaces) qui auront séché trop vite seront diminuées. Ces éléments auront une tendance marquée au retrait plastique et à la fissuration qui en découle. Les bétons apparents pourront présenter des différences de gris inesthétiques.

Mesures à prendre :

  • Coordonner méticuleusement la livraison et la mise en œuvre du béton frais afin d’éviter toute attente.
  • Prévoir suffisamment d’engins et de personnel pour le bétonnage, afin d’exécuter la mise en place et le compactage du béton sans interruption.
  • Si les conditions requises pour un bétonnage correct par temps chaud ne peuvent être remplies, quelle qu’en soient les raisons, il faut reporter l’opération à un moment où la température sera moins élevée.
  • Arroser le coffrage avant la mise en place du béton en évitant cependant un arrosage exagéré qui laisserait des flaques d’eau résiduelle.
  • Arroser les camions malaxeurs extérieurement afin de rafraîchir le béton se trouvant à l’intérieur de la cuve.

Bétonnage par temps froid

La norme NBN EN 206 précise que la température du béton frais ne doit pas être inférieure à 5°C au moment de la livraison. Lorsque la température du béton descend en dessous de 5°C, le développement des résistances est pratiquement stoppé. Si l’eau intérieure gèle dans un béton au jeune âge, elle peut en faire éclater la texture ou même le disloquer par expansion de la glace. Un béton ayant subi un tel dommage doit être éliminé. En général, on considère que le béton peut supporter le gel dès que sa résistance à la compression dépasse 5 N / mm². La règle d’or pour éviter les dégâts du gel est la suivante : La température de la surface la plus exposée du béton doit être d’au moins +5°C pendant les 72 heures qui suivent la mise en place.

Mesures à prendre :

  • Elever la température du béton frais en préchauffant l’eau de gâchage et/ou les granulats.
  • Augmenter le dosage en ciment et/ou choisir un ciment plus réactif sans modifier les autres composantes du mélange, ce qui favorisera la montée en résistance au jeune âge.
  • Abaisser le rapport E / C par l’emploi d’un super plastifiant, car moins un béton contient d’eau, moins il sera sensible au gel et plus vite il montera en résistance.
  • Accélérer le développement des résistances par l’introduction d’un accélérateur (non chloré) de prise et de durcissement.
  • Ne jamais bétonner sur un sol gelé ni contre un béton gelé.
  • Immédiatement après sa mise en place, le béton doit être protégé contre toute déperdition de chaleur. On récupère ainsi la chaleur produite par l’hydratation du ciment. Une protection au moyen de nattes isolantes ou de bâches thermiques est recommandée.
  • Mesurer l’évolution de la température interne du béton.
  • Si pendant le durcissement, la température du béton s’abaisse en-dessous du point de congélation, il faut prolonger le délai de décoffrage et de cure au minimum du nombre de jour pendant lesquels il a gelé.